lundi 7 mai 2018

D'objet sacré à objet d'art...

— (...) De toute façon, cette statuette n’avait plus comme valeur que le poids du métal, car elle avait été profanée : le dépôt de consécration avait disparu…
— Ce qui n’était pas bien grave, remarqua Doc Tenzin, puisqu’elle pouvait facilement recevoir un nouveau dépôt de consécration et redevenir ainsi un objet sacré !
                     Extrait du Talisman tibétain, publié aux Éditions du 38.

Il y a quelques jours, en voulant déplacer une statuette tibétaine (Chenrézi à quatre bras, Tibet, XVIIe siècle, avant que l'art tibétain ne soit contaminé par le kitsch chinois), le fond du socle s'est détaché, le mastic qui le maintenait ayant séché. Le dépôt de consécration s'est un peu répandu sur la table : petits éclats de bois odorant, morceau d'os (de boîte crânienne ?), graines, un gros noyau de pèche, et une vingtaine de mantras écrits sur de petits rouleaux. Du fait de cet accident, la statuette n'est plus consacrée. Elle n'est plus qu'un objet d'art...



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