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mercredi 3 juillet 2024

Rêverie...

La toilette est un thème cher aux peintres du XVIIIe siècle, car il est prétexte à toutes les audaces. La toile ci-dessous, peinte en 1785 par Boilly (1761-1845), montre une jeune femme en déshabillé de soie, occupée à sa toilette matinale. Un luxueux lit à baldaquin se devine derrière elle. À ses pieds, on distingue un coffret sur lequel elle a abandonné un livre. Sur une commode, une sculpture en laquelle les spécialistes ont reconnu une copie d’un biscuit de la manufacture de Sèvre produit en 1769, reproduction d’un marbre romain antique, Cupidon et Psyché (Musées du Capitole).

La jeune femme semble fort émue et se laisse aller à rêver. Son regard s’élève, et sans s’arrêter au couple dénudé qui s’embrasse (foin des préliminaires !), il monte vers les deux oiseaux dans leur cage, tout occupés à leur petite affaire.

À quoi rêve-t-elle ? Au souvenir de plaisirs amoureux dont elle serait privée ? De nombreux indices sont là pour expliciter, s’il en était besoin, les idées qui la hantent : la guitare, symbole féminin, voisine avec les goulots phalliques de deux bouteilles, et la boîte entrouverte incite à toutes les suppositions.

Or, en m’intéressant à cette toile, je suis tombé par hasard sur une autre toile de Boilly, en fait identique à un détail près : à la place de la cage des oiseaux polissons est suspendu le portrait d’un jeune homme. Cette seconde toile, passée en vente chez Christie’s, daterait des années de la Révolution.

En 1794, Boilly a été porté sur la liste noire, présentée au Comité de Salut Publique de Robespierre, des artistes produisant des œuvres d’une obscénité révoltante pour la morale républicaine. Boilly, qui a dû sentir le froid de l’acier sur sa nuque, se serait défendu en peignant en vitesse le triomphe de Marat (Musée des Beaux-Arts de Lille).

Voir cette fille contempler le portait de l’être aimé est un peu moins choquant que de la voir se pâmer devant un couple d’oiseaux en train de copuler : Boilly aurait-il voulu, par là aussi, se rattraper, en se conformant à la morale républicaine ?

 



 

dimanche 6 octobre 2013

BIEN LOIN DU TIBET....


J'ai commencé depuis le début de l'année 2013 la publication de romans régionaux au format e-book Kindle (Amazon).
Le premier, "Meurtre au moulin de la Zhern", est sorti en avril dernier :


Adresse Amazon:

https://www.amazon.fr/dp/B00C7Q7A44

Mon deuxième roman régional, "Le testament de la comtesse des ténèbres", dont l'action se déroule entre Strasbourg et Baden-Baden, sortira dans quelques semaines.

Il s'agit d'une "variation" sur le thème de la célèbre comtesse des ténèbres (ainsi que l'a joliment appelée un poète Allemand). Cette femme mystérieuse aurait été en réalité Madame Royale, le seul des enfants de Louis XVI et Marie-Antoinette sorti vivant de la prison du Temple. Une bâtarde de sang royal lui aurait été substituée à l'initiative de l'Empereur et de son oncle, le futur roi Louis XVIII, lors de sa libération par le Directoire, pour des raisons d'Etat abordées dans le roman. C'est ce subsitut qui reviendra en France à la Restauration (en duchesse d'Angoulême), une femme très différente de la jeune et jolie prisonnière du Temple: même la couleur de ses yeux avait changé ! ...

L'identité réelle de l'étrange comtesse des Ténèbres, protégée par le Tsar et plusieurs cours d'Europe, qui ressemblait de façon incroyable à Marie-Antoinette selon les rares témoins l'ayant vue sans la voilette qui lui masquait continuellement le visage, constitue l'une des plus fameuses énigmes du XIXe siècle. Elle passa toute sa vie en Allemagne, où elle mourut. Une énigme peut-être bientôt éclaircie : son corps a été exhumé fin septembre 2013, des analyses ADN sont en cours...

 La princesse Marie-Thérèse, "Madame Royale"

L'action du roman peut se résumer ainsi :


En expertisant l’extraordinaire collection de toiles de maîtres des Hessberg, famille aristocratique allemande, Elsa Delunsch, jeune historienne d’art strasbourgeoise, va se trouver confrontée à une série de questions et d’événements perturbants. N’est-elle pas devenue, à son insu, complice d’un trafic d’œuvres d’art ? Est-il possible que les Hessberg soient poursuivis par une mystérieuse vindicte depuis plus d’un siècle ?

Elsa va vite comprendre que les réponses sont à rechercher très loin dans l’Histoire européenne. Entre Strasbourg et Baden-Baden, la jeune femme va mener une enquête à la fois artistique, historique et policière. Grâce à son audace, elle mettra un terme à la malédiction des Hessberg, en résolvant du même coup l’une des plus fameuses énigmes du XIXe siècle ; ceci avec l’aide de Frederick, le dernier des Hessberg, qui ne la laissera pas indifférente…

Diable....

Chez un seigneur un moins fut : Le Diable apparut à sa vue ; Choisis des trois, dit-il : ou tue Ou bois, ou fornique : opte. Il bu...