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mardi 6 août 2024

Mois d'août...

Nous sommes au mois d'août, et l'auteur de ce blog, tout comme sa fille la Demoiselle de Rosling, va prendre quelques semaines vacances en Bavière. Mais peut-être Luise enverra-t-elle des cartes postales? 


Robes du XVIIIe siècle au Musée des Arts Décoratifs de Berlin, Kulturforum.


jeudi 1 février 2024

Promotions !

Chers lecteurs,
Je vous signale que la version numérique (à lire sur tablette ou ordinateur) de mes deux romans de la mini-série "Incursions temporelles" aux Éditions du 38, "La demoiselle de Rosling" et "Le voyage de Ziska", seront en promotion durant tout le mois de février au prix unitaire de 2,99 Euros. Bonne lecture !

https://www.editionsdu38.com/fr/nos-auteurs/10/bernard-grandjean





vendredi 16 juin 2023

Le bon sauvage

 

"— En effet, Madame ! Ce sont des vêtements commodes pour le voyage, fabriqués par les femmes de la tribu des Hurons, qui sont de fidèles alliés des Français contre les Anglais !

— Cela me plait ! s’exclama Maximilian. En Bavière, nous apprécions les Français, qui sont aussi nos alliés, et nous n’aimons guère l’Anglais ! Nous n’avons point oublié la bataille de Blindheim, où Bavarois et Français furent traitreusement défaits par c
e maudit Marlborough! Je tire de vos propos que puisque les amis de nos amis sont nos amis, Bavarois et Hurons sont donc alliés ! La chose est plaisante, et elle me convient tout-à-fait !"

Extrait de La demoiselle de Rosling, Éditions du 38 Collection Incursions Temporelles.

 Illustration : La Veuve indienne, aussi appelé La Veuve d'un chef indien veillant les armes de son mari défunt, tableau de 1783-84 du peintre Britannique Joseph Wright, dit Joseph Wright of Derby (1734-1797) conservé au Derby Museum and Art Gallery.

Ce tableau illustre le mythe du bon sauvage, d’autant plus répandu en Angleterre que les Américains d'origine européenne s’étaient révoltés contre la Couronne. La malheureuse femme se lamente au pied d’un arbre mort supportant les armes et divers objets ayant appartenu à son mari. Selon les spécialistes, le peintre s’est manifestement inspiré d’authentiques accessoires amérindiens. Le décor est dramatique, la mer déchainée sous l’orage. À droite, on peut même voir un volcan en éruption ! Joseph Wright avait assisté à une éruption du Vésuve lors d’un voyage à Naples ; il utilisa ce souvenir dans plusieurs tableaux.

 


 

 



lundi 7 novembre 2022

Parlons couture !

Au XVIIIe siècle, les dames ornaient souvent leur décolleté d’un joli nœud de taffetas ou de soie, ou, chez les plus fortunées, d’une broche de brillants. Parfois, on y glissait simplement une rose, présentant le double avantage de décorer… et de masquer par son parfum les odeurs corporelles… Inutile de préciser qu’on en avait préalablement enlevé les épines ! L’objectif principal était clair : attirer les regards masculins sur des appâts séduisants. 

Cette mode avait été lancée au siècle précédent, et se poursuivra au suivant. Cet ornement portait un nom : le "boute-en-train" ; en soi tout un programme ! On lui donnait également le nom de "tâtez-y", ce qui est encore plus clair…

Ci-joint, quelques exemples.

La dernière image, une toile de 1785 attribuée au strasbourgeois Jean-Frédéric Schall et conservée à Paris au Musée Cognacq-Jay, intitulée "l'amour frivole", pourra sembler en effet assez frivole. Ce genre d'incident, dû à la profondeur des décolleté et qui survenait volontiers,  comme ici, lors d'un assoupissement, n'était pourtant pas rare...

 





 


mardi 27 septembre 2022

La belle reine Louise...

De toutes les reines que connut l’Europe, Louise (Luise) de Mecklembourg-Strelitz (1776-1810), épouse du roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, me semble avoir été de loin la plus jolie. Selon ses contemporains, elle était d’une beauté "royale". Avec sa sœur Frédérique, elles étaient considérées comme les deux plus belles femmes de leur temps. Outre ses attraits physiques, Louise était dotée de grandes qualités morales ; même si le Tsar Alexandre Ier la fascina (elle le trouvait "divin"), cela n’a pas débouché semble-t-il sur des excès répréhensibles... Son charme n’eut pas d’effet sur Napoléon Ier ("l’ogre corse"), qu’elle tenta en vain d’attendrir lors de la conférence de Tilsit (1807), dans l’espoir d’éviter le démantèlement de la Prusse. Il est vrai que les deux se détestaient cordialement ! Sa sœur Frédérique, en revanche, n’a pas laissé la même image de sérieux (il est vrai qu’elle était veuve à 18 ans).

La reine Louise garde de nombreux admirateurs en Allemagne et ailleurs, dont votre serviteur. J’ai d’ailleurs chez moi un petit buste d’elle, et j’ai donné son prénom à l’héroïne d’un de mes romans, "la demoiselle de Rosling" ; modeste hommage…

 

 





Ci-dessus, deux portraits d’elle, une photo de son gisant dans le mausolée de Charlottenburg, et enfin la photo d’une statue célébrissime en Allemagne, montrant les deux sœurs (Louise est à gauche).


samedi 16 juillet 2022

Canicule toujours...

Au XVIIIe siècle, point de climatiseur... Une seule solution pour la demoiselle de Rosling : ouvrir grand les fenêtres, et dormir "à l’italienne", selon la charmante expression de l’époque, c’est-à-dire sans chemise et au-dessus des draps…
(Illustration : dessin de François Boucher, Musée des Beaux-Arts de Besançon)
 
 

 

lundi 30 mai 2022

Tennis !

L'actualité du tournois de tennis de Roland-Garros ne doit pas nous faire oublier que le XVIIIe siècle comptait déjà des champions de la paume et de la raquette. La demoiselle de Rosling les admirait beaucoup.


  Pierre-Antoine Quillard, 1701-1733.

 

lundi 21 mars 2022

Sa robe incroyable...

 

"…elle marchait, accrochée au bras de François, aussi jolie qu’incongrue dans sa robe incroyable."
 
Extrait de La demoiselle de Rosling, collection incursions temporelles, Éditions du 38
 
 
Photo: Thomas Hudson — Portrait d'une dame, détail. 1750
 

lundi 14 février 2022

Saint-Valentin

La demoiselle de Rosling fête-t-elle la Saint-Valentin ? Certainement !
 
 

 
(Détail de "la marotte", toile de François Boucher)

 

lundi 6 décembre 2021

Coup de fatigue...

"Émergeant de ses réflexions, la jeune fille ne put s’empêcher de lui avouer ce qu’elle ressentait :

— Je dois être fatiguée, car subitement je vous trouve beau et non dénué de qualités…"

Extrait de Bernard Grandjean, "La demoiselle de Rosling", aux Éditions du 38.
 
 
 

Illustration: l'actrice Elle Fanning dans "The Great", 
série créée par Tony McNamara sur la vie de Catherine de Russie.

mardi 12 octobre 2021

Respirer...

— Je vous prie de défaire les boutons de ma robe et de dénouer mon corps baleiné. J’ai besoin de mieux respirer ! 

— Je suppose que vous voulez parler de votre corset ?

— Appelez ça corset si vous voulez ! 
 
Extrait de Bernard Grandjean, La demoiselle de Rosling, aux Éditions du 38.
Illustration : La comtesse Maria Potocka, par Elisabeth Vigée le Brun.
 
 
 

 

mercredi 17 mars 2021

Bal masqué...

"Après tout, c’était amusant de s’habiller XVIIIe, et sauf invitation à un bal masqué, l’occasion ne se représenterait plus..."

Extrait de La demoiselle de Rosling aux Éditions du 38.

 

 https://www.amazon.fr/demoiselle-Rosling-Bernard-Grandjean-ebook/dp/B01MY7A8DZ/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1455113932&sr=1-2

 

L’illustration est un mezzo-tinto de 1771, coloré à la main (British Museum).

Le poème en-dessous dit (traduction libre) :

"Le gaillard a retiré son masque et fait connaître ses intentions,

Mais la fille (lafs ?) masquée n’avouera pas les siennes.

Laisse-là continuer à cacher le feu qui la dévore,

Aucun subterfuge, aucun masque, ne peut cacher le désire."

 


 

jeudi 18 février 2021

À cette même place...

"À cette même place, une jeune fille très belle était jadis venue s’asseoir pour lire, rêver, ou pleurer…"

Extrait de La demoiselle de Rosling, Éditions du 38.

https://www.amazon.fr/demoiselle-Rosling-Bernard-Grandjean-ebook/dp/B01MY7A8DZ/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1455113932&sr=1-2


Jeune fille assise en méditation, un panier de fleurs à côté d'elle.

François Boucher, Paris musée du Louvre.

lundi 23 novembre 2020

Mouches, grains de beauté et piercings...

Les mouches sont un basique de la coquetterie féminine du XVIIIe siècle, et leur position sur le visage était un code que les hommes savaient parfaitement déchiffrer (voir illustration). La tradition des mouches est très ancienne : les élégantes de la Rome Antique s’en paraient déjà. On peut se demander si cette tradition a vraiment disparu, et pourquoi.

Il est vrai que la modestie et la dépendance servile imposée aux femmes au XIXe siècle ne permettait guère la survie de ces effronteries. Mais il me semble que les fameuses mouches sont timidement réapparues au XXe siècle, sous des formes nouvelles : personne n’a oublié ce grain de beauté sur le visage de Marylin Monroe, qui n’était pas étranger à la fascination qu’elle exerçait sur les hommes. Vu son emplacement, c’était, selon le code du XVIIIe, une "galante" ; ça ne s’invente pas…
Pour ce qui est du XXIe siècle, on peut se demander si les piercings qui fleurissent sur les visages de beaucoup de femmes n’ont pas pris la relève. Encore que j’imagine mal la demoiselle de Rosling, transportée au XXIe siècle, avec des piercings, même si ça pourrait être amusant ; je vais y réfléchir… Ceci-dit, j’ignore si l’emplacement de ces mouches métalliques et post-modernes porte un message particulier. Quelqu’un en sait plus ?
 






jeudi 20 août 2020

La Belle au Bois Dormant ?

"Mais pouvez-vous m’expliquer ce que fait un Français dans le parc du château de mon oncle, sans même que ce dernier soit informé de sa présence ? Chercheriez-vous la Belle au bois dormant ?"

Extrait de La demoiselle de Rosling aux Éditions du 38.

Photo : château de Pillnitz (Saxe)

 

 

mardi 21 juillet 2020

Masque !



"… Un jeune homme m’a même proposé d’être mon cavalier au bal masqué auquel pensait-il je me rendais !"
                             Extrait de « La demoiselle de Rosling » aux Éditions du 38.


mercredi 15 juillet 2020

Bacchanale !


 "— Je pourrais vous retourner la question : vous qui m’êtes apparue dans la grotte de Pan, n’êtes-vous pas l’une des nymphes orgiaques échappée du cortège de ce vieux lubrique, qui s’ébattent nues la nuit par les prés et les bois ? 
— Monsieur ! Comment osez-vous !"
                                               Extrait de La demoiselle de Rosling, aux Éditions du 38.
 Illustration : Bacchanale, par Mme de Pompadour (1752). On ne le sait pas toujours, mais la marquise de Pompadour était une excellente dessinatrice. 


jeudi 18 juin 2020

Un bal ?

"Et que diriez-vous, mon cher époux, si nous fêtions le mariage de Luise en donnant un bal?"
Extrait de « La demoiselle de Rosling », de Bernard Grandjean, aux Éditions du 38.


 Dmitry Levitzky, Portrait de Yekaterina Nelidova, 1773

samedi 4 avril 2020

Dernier jour, last day !

Dernier jour pour télécharger gratuitement "la demoiselle de Rosling" et plusieurs autres excellents titres des Éditions du 38 !

https://www.editionsdu38.com/special-gratuit/



Diable....

Chez un seigneur un moine fut : Le Diable apparut à sa vue ; Choisis des trois, dit-il : ou tue Ou bois, ou fornique : opte. Il bu...