lundi 23 novembre 2020

Mouches, grains de beauté et piercings...

Les mouches sont un basique de la coquetterie féminine du XVIIIe siècle, et leur position sur le visage était un code que les hommes savaient parfaitement déchiffrer (voir illustration). La tradition des mouches est très ancienne : les élégantes de la Rome Antique s’en paraient déjà. On peut se demander si cette tradition a vraiment disparu, et pourquoi.

Il est vrai que la modestie et la dépendance servile imposée aux femmes au XIXe siècle ne permettait guère la survie de ces effronteries. Mais il me semble que les fameuses mouches sont timidement réapparues au XXe siècle, sous des formes nouvelles : personne n’a oublié ce grain de beauté sur le visage de Marylin Monroe, qui n’était pas étranger à la fascination qu’elle exerçait sur les hommes. Vu son emplacement, c’était, selon le code du XVIIIe, une "galante" ; ça ne s’invente pas…
Pour ce qui est du XXIe siècle, on peut se demander si les piercings qui fleurissent sur les visages de beaucoup de femmes n’ont pas pris la relève. Encore que j’imagine mal la demoiselle de Rosling, transportée au XXIe siècle, avec des piercings, même si ça pourrait être amusant ; je vais y réfléchir… Ceci-dit, j’ignore si l’emplacement de ces mouches métalliques et post-modernes porte un message particulier. Quelqu’un en sait plus ?
 






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Une affaire ténébreuse...

La "comtesse des Ténèbres" est l'une des grandes énigmes de l'Histoire française. La femme, toujours voilée, protégée pa...