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mercredi 5 février 2020

Devant son chevalet...


"Elle s’arracha à ses bras, furieuse et déçue. Elle n’avait pas encore franchi la porte de son atelier qu’il était déjà assis devant son chevalet. Elle regagna tristement sa chambre..."
                                                       Extrait de "Le voyage de Ziska", aux Éditions du 38.






Illustration : François Boucher, le peintre dans son atelier.

jeudi 14 novembre 2019

Feuilles mortes...


" Quand Stephen tira sur les cordelettes de son bikini, elle vit avec indifférence les petits triangles de tissu glisser dans le bassin avec des grâces de feuilles mortes."
                            Extrait de « Panique à l’hôtel Kangchenjunga », Éditions du 38.





lundi 13 mai 2019

Pastel

Rosalba Carrera (1675-1757), la plus grande femme artiste vénitienne du XVIIIe siècle, imposa en France, lors de son séjour à Paris en 1720-21, la mode du portrait au pastel. Elle y fut accablée de commandes et d’honneurs, tant les Hyacinthe Rigault, Watteau, Maurice-Quentin de la Tour, etc., de même que les grands seigneurs de son époque, jusqu’au Régent, l’admiraient. 
Sa virtuosité était impressionnante : le portrait était exécuté sans le moindre dessin préalable. Ses couleurs suaves et ses nymphes vaporeuses feront école. On lui reprochait parfois d’enjoliver le modèle, mais si les portraits féminins de Rosalba sont souvent empreints d’un érotisme charmant, ses autoportraits sont sans concession.
Au XVIIIe siècle, les scènes bibliques ou mythologiques étaient des moyens commodes de contourner la censure, mais on peut légitimement se demander ce que Rosalba a vraiment voulu illustrer avec sa «charité embrassant la justice» (toile disparue, seulement connue par une gravure). Certaines de ses allégories, comme cet automne avec petit lapin, sont tout aussi ambigües.
Rosalba Carriera, femme célibataire et aimant voyager, disait « fuir les libertins ». Néanmoins, ses œuvres, commandes d’aristocrates des deux sexes, adressent souvent un clin d’œil appuyé à leurs passions…

Rosalba Carriera : Allégorie de l’automne.

Rosalba Carriera : La charité embrassant la vertu

mercredi 13 mars 2019

Solitaire dans sa grotte...

"Souvent, elle pensait à Gyourmé, solitaire dans sa grotte, si éloignée de ces élucubrations vaines, concentrée sur l’essentiel... »"
Extrait de mon roman La vallée du Yak Sauvage, Éditions du 38.



Source : Page Facebook TIbeT བོད།


mardi 5 février 2019

Abbat-jour et bonnet de dentelle.


"Comme elle n’était pas encore coiffée, la masse de ses cheveux était prise dans un volumineux bonnet de dentelle, noué sous son menton par une faveur. L’édifice fit aussitôt songer François à l’abat-jour de la cuisine de sa grand-mère."

Extrait de La demoiselle de Rosling, de Bernard Grandjean, aux Éditions du 38.
 
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Joshua Reynolds (1723-1792) Portrait de Mrs Wells (détail).



dimanche 27 janvier 2019

Prenez un siège !

Dans la série des expressions françaises savoureuses du XVIIIe siècle :
"Il n’y va que d’une fesse !" (il avance prudemment).
Cette expression se veut-elle simplement amusante, ou bien fait-elle allusion à l’inconfort des sièges? Il y a quelques années, j’avais donné à refaire un cabriolet Louis XV trouvé chez un antiquaire. J’avais demandé au tapissier, un spécialiste, de procéder exactement comme à l’origine, mais il me l’avait fortement déconseillé : à l’époque, ces sièges n’étaient pas munis de ressort, et le crin dont ils étaient bourrés formait vite une cuvette pas très agréable ! 
(Notez bien que la demoiselle de Rosling, qui sait se tenir, n'emploie jamais cette expression).






illustration : planches de l’Encyclopédie sur le travail du tapissier

dimanche 20 janvier 2019

Sports d'hiver

The Humerous Diversion of Sliding on the Ice, 
L'amusant divertissement du patinage sur glace au XVIIIe siècle, 
par Francis Hayman (vers 1741-1742).

Victoria & Albert Museum


...Et pour retrouver l'ambiance du XVIIIe siècle:

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mercredi 16 janvier 2019

Tashilhunpo

Le grand monastère de Tashilhunpo, près de Gyantsé, la deuxième ville du Tibet, en 1948 (Photo prise par Arthur Hopkinson, propriété du British Museum). 

Ce vaste monastère était le siège du Panchen Lama, deuxième personnage de l’État après le Dalaï Lama au temps de l’indépendance du Pays des Neiges. Sarat Chandra Das, héro de mon roman "Moi, Das, espion au Tibet", que je viens de rééditer en e-book, séjourna deux fois à Tashilhunpo, la première fois en 1879.
Le roman est ici :
https://www.amazon.fr/dp/B07MJHG28T/ref=sr_1_1?s=amazon-devices&ie=UTF8&qid=1547100655&sr=8-1&keywords=Moi%2C+Das%2C+espion+au+Tibet

dimanche 21 octobre 2018

Examen

Dans la série des "savoureuses expressions du XVIIIe siècle" (que la demoiselle de Rosling ne manquait pas  d'employer :

"Voici une chemise bien examinée…"

(Le verbe "examiné" s'utilisait aussi dans le sens "usé" : un habit bien examiné ; mon argent est bien examiné...).


Jean-Frederic Schall (Strasbourg 1752-Paris 1825)
 https://www.amazon.fr/demoiselle-Rosling-Bernard-Grandjean-ebook/dp/B01MY7A8DZ/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1455113932&sr=1-2

mardi 21 août 2018

Cité idéale...


« Il vous montrera volontiers les plans de sa cité idéale, mais je vous préviens, il est intarissable sur le sujet !  »
 
 
 
 Portrait du comte Carl Gustave Tessin, par Jacques André Joseph Aved, dit le Camelot ou Avet le Batave, né le 12 janvier 1702 à Douai et mort le 4 mars 1766 à Paris (Nationalmuseum, Stockholm).

jeudi 16 août 2018

Quel empoté !


— Quel empoté vous faites, mon pauvre ami ! Cherchez au-dessus de ma chemise, pas en dessous ! Vous n’avez donc point d’épouse ?
— Non ! J’ai parfois des petites amies, mais les déshabiller est plus simple que ça...

Extrait de « La demoiselle de Rosling », de Bernard Grandjean, aux Éditions du 38.
 
 
 

mardi 26 juin 2018

Modérez vos ardeurs !

— Modérez vos ardeurs, mon cher, car la batterie de votre téléphone n’est pas immortelle et vous n’êtes pas à la veille de pouvoir la recharger ! Mais si je reste quelques minutes de plus dans cette bergère, vous pourrez me photographier endormie…

Extrait de La demoiselle de Rosling, Éditions du 38.

lundi 9 janvier 2017

Lha-cham...

Cette photo date de 1879. Elle a été prise au Tibet par Sarat Chandra Das, le personnage de mon roman "Moi, Das, espion au Tibet". Elle montre une "Lha-cham", c'est-à-dire une dame de l'aristocratie, très belle dans ses magnifiques vêtements. J'ignore s'il s'agit de cette dame qui lui accorda sa protection, ce qui lui valut beaucoup d'ennuis...


vendredi 30 septembre 2016

La Grande Démone du Tibet

Trouvé sur Facebook, à la page de l'écrivaine et poète tibétaine Tsering Wœser, cette belle image de Srin Mo, la Grande Démone. 
Cet être mythique joue un rôle clé dans l'Histoire du Tibet et la tradition bouddhique. Son corps couvrait toue l'étendue du Tibet et il aura fallu que chacun de ses membres soit "cloué" par un lieu saint pour que cesse la menace qu'elle faisait peser sur le Pays des Neiges et que la Religion du Bouddha puisse se répandre. Quant à son cœur, il sera cloué par le plus saint des temples du Tibet, le "Jokhang" de Lhassa, que fit construire l'épouse népalaise de Songtsen Gampo, Empereur du Tibet.
Je rapporte cette légende dans mon roman "La reine népalaise".


Source : Facebook - Tsering Wœser
 

mardi 23 août 2016

La page Facebook de La Demoiselle de Rosling

Aux amoureux du XVIIIe siècle, des lieux chargés d'Histoire et des romans à mystères, je signale la création d'une page Facebook dédiée à l'univers de "La demoiselle de Rosling". Ils y trouveront des photos de châteaux et parcs, des dessins et tableaux ou encore des livres qui ont inspiré l'écriture du roman.
L'adresse est la suivante : https://www.facebook.com/demoisellederosling/
Parc de l'"Eremitage", Bayreuth (Bavière - Franconie) - Photo Bernard Grandjean



mercredi 6 juillet 2016

Ce que disent les vieilles images...

Faire parler les vieilles images est un jeu qui m'amuse beaucoup. Quitte à lasser, en voici une autre, détournée comme les précédentes en publicité pour mon dernier roman. Que ce cher Fragonard veuille bien me pardonner !

Pour les utilisateurs du traducteur automatique, le dialogue dit :
- Mais voyons, maman, il n'y a rien de bien leste là-dedans! Il ne s'agit que de la Demoiselle de Rosling, du sieur Bernard Grandjean, aux Éditions du 38 !
- Une mère n'est jamais trop prudente : je le lirai donc avant vous !


Jean-Honoré Fragonard, La liseuse (vers 1770-1772) – National Gallery of Art, Washington

mercredi 13 mai 2015

Post-partum...

Fini ! Nouveau roman terminé, relu un nombre incalculable de  fois, envoyé avant-hier à une amie d'une amie directrice de collection. Ce qui ne veut pas dire que le manuscrit l'intéressera, seulement qu'elle le lira, ce qui est déjà considérable ! Syndrome de post-partum : après tant de temps passé avec ces personnages, ils me manquent, je me sens comme amputé d'une part de moi-même. Tous les auteur(e)s connaissent ça...
Le titre (provisoire) est "Rencontre dans un parc".  L'action se déroule en Allemagne (Bavière), pour partie en 2014, pour partie en 1753. Tout débute dans le parc d'un château, par une rencontre sur un banc un peu comme celui-ci...


Schloss Fantaissie, Bayreuth - Photo Bernard Grandjean- © Tous droits réservés.

lundi 26 janvier 2015

Bibliothèque du Club Alpin Français

Mon roman "Moi, Das, espion au Tibet", figure dans la bibliothèque du Club Alpin Français. Excellente lecture pour les alpinistes les jours où il fait trop mauvais pour l'escalade !





Marie de Louvencourt.

Parmi les femmes poètes du XVIIIe siècle, qui en compta beaucoup, citons Marie de Louvencourt (1680-1712), que seuls certains mélomanes ...