mardi 3 mars 2020

La petite oie


Dans la série des expressions savoureuses du XVIIIe siècle, voici « la petite oye ». Avant de mettre une oie à rôtir, on en coupait le cou, les pattes, les bouts d’ailes, on retirait le foie et le gésier… Le tout, dont on faisait du bouillon, était désigné sous le nom de « petite oie ». Par analogie, l’expression s’est étendue au vêtement : les rubans et autres garnitures d’un habit ou d’un chapeau étaient également appelé « la petite oie ». La même expression s’employait pour parler du préambule d’un livre, et trouvait même une application en matière de galanterie : lorsqu’un amoureux n’avait pas réussi à obtenir l’ultime faveur de sa belle, mais uniquement des petites faveurs comme baisers et caresses, on disait qu’il n’en avait eu que la petite oie…
Illustration : Toile de Jean-Bernard Restout (1692-1768), Philémon et Baucis donnant l’hospitalité à Jupiter et Mercure, musée des Beaux-Arts de la Ville de Tours : il y aura de l’oie au menu.


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