jeudi 22 octobre 2020

Pantin (suite)

Pantins, suite. (E.F.J. Barbier, Journal d’un bourgeois de Paris sous le règne de Louis XV)

« Ces petites figures représentent Arlequin, Scaramouche, mitron, berger, bergère, etc. et sont peints de toutes les façons. Il y en a eu de peints par de bons peintres, entre-autre par M. Boucher, un des plus fameux de l’Académie, et qui se vendaient cher. » (Barbier indique plus loin que les pantins les plus communs se vendaient 24 sols).

« Il y en avait aussi qui étaient de figures et de postures lascives. Ce sont ces fadaises qui ont occupé et amusé tout Paris, de manière qu’on ne peut aller dans aucune maison sans en trouver pendues à toutes les cheminées. On en fait présent à toutes les femmes et filles (…) toutes les boutiques en sont remplies pour les étrennes. Cette invention n’est pas nouvelle : (…) il y a vingt ans, c’était de même à la mode. » Une mode telle qu’on en a même fait des chansons :

« Que Pantin serait content, s’il avait l’art de vous plaire, etc… »

Le chapitre de barbier sur ce très sérieux sujet se termine par une sombre prédiction : « Comme cela est parvenu à un certain excès, parce que tout le monde en a, petits et grands, cela tombe de même et devient insipide. Il n’en sera plus question. »

Le pantin ci-dessous provient du British Muséum (vers 1775). Le  même, en gif animé, est dû à Pascale Debert (Cf. sont passionnant blog « Couleur XVIIIe » www.histoiresgalantes.)



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