jeudi 3 septembre 2020

Un survivant du XVIIIe siècle

Le botaniste suédois Thunberg rapporta à Londres d’un voyage au Japon en 1775-76, quatre plants de Camellia japonica. Celui du château de Pillnitz, offert à la Cour de Dresde vers 1780, est l’un d’eux (les autres furent replantés à Londres et à Hanovre). Il était protégé l’hiver par de la paille et un toit en raphia, puis on lui construisit une serre en bois, chauffée par un poêle, qui faillit brûler en 1905. Comme il faisait moins 20°, l’eau des pompiers gela ; cette gangue de glace sauva le camélia, qui bourgeonna au printemps suivant. Depuis 1992, on a installé une serre de verre qui coulisse sur des rails pour venir protéger l’arbre en hiver. L’informatique y contrôle la t° (entre 4 et 6°), l’hygrométrie, et même l’ombrage ! En été, on déplace la « maison du camélia », et l’arbre reste dehors. Sa hauteur actuelle est de 8,6 m, son diamètre de 11m. Il peut compter jusqu’à 35 000 fleurs (sans odeur, dommage !)

 



 

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