mercredi 30 décembre 2020

Un jeu de société passionnant pour la soirée du réveillon !

Un jeu passionnant pour une soirée de réveillon en famille !

Le cavagnole, introduit en France dès les années 1740, est l'ancêtre de notre loto. Variante du biribi, jeu de paris, ce jeu-ci se compose d'un grand plateau de 24 cartes. Des billets numérotés roulés sont enfermés dans des pions-olives en buis qu'on rassemble dans un sac surmonté d'un fermoir en ivoire.
Le numéro sélectionné est annoncé et le joueur ayant misé sur le bon numéro obtient sa mise multipliée par 36 ou par 64. Ce jeu est composé de 24 cartes à 5 chiffres représentant des scènes de la vie quotidienne mais aussi de fables ou des personnages de théâtre ou de carnaval. Sur la carte numérotée de 1 à 5, les scènes représentent La Bergère, Le Singe barbier, La Vivandière, Le Forgeron, La Dame à sa toilette. La dernière carte porte les numéros 116 à 120: M. de ballets, Scaramouche, Le Médiateur, Le Chat, Les Vaniers (source : BNF)

Et voilà votre soirée sauvée !

 

 



 

 

 

Cliché ensemble jeu : Musée des Arts Décoratifs, Paris / Cliché Jean Tholance. Carton en gros plan : Musée Condé, Chantilly.

 

Un manuscrit ancien...

" ... Il ne s’agit pas à proprement parler d’un livre, mais seulement de trois ou quatre feuillets à demi carbonisés provenant d’un manuscrit ancien."

                                        Extrait de La vallée du yak sauvage, aux Éditions du 38.



 

Photo @olivieradam07 / Pishu, Zanskar, India, 2014

 

 

dimanche 20 décembre 2020

La plus belle princesse sur cette terre...

Elisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel (Brunswick 1671, Vienne 1750), mère de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, passait dans sa jeunesse pour une femme d’une beauté hors du commun, "la plus belle princesse sur cette terre" selon lady Montagu en 1716, qui poursuit : "Rien ne peut dépasser la beauté de son cou et de ses mains. Jusqu’à ce que je les voie, je n’aurais jamais cru qu’une telle perfection pouvait exister, et je fus presque désolée que mon rang ici ne me permette pas de les embrasser". (Extrait de Le pouvoir au féminin, Marie-Thérèse d’Autriche, 1717-1780, L’impératrice-reine, ouvrage remarquable et passionnant d’Elisabeth Badinter).

Lady Montagu (1689-1762) est une aristocrate britannique, écrivaine (voir "L'islam au péril des femmes, Une Anglaise en Turquie au XVIII siècle"). Elle est également connue comme une pionnière de la vaccination (antivariolique), qu’elle découvre dans l’Empire Ottoman où son mari est ambassadeur. Le couple se sépara, et elle tomba amoureuse d’un poète italien, le comte Algaroti. Mais celui-ci était bisexuel, et lui préféra son rival, le 2e baron Hervey. Dépitée, elle reprit ses voyages, vivant un certain temps en Avignon, à Padoue, Venise, etc. Ci-dessous son portrait "à la turque".
 
Lady Montagu

Elisabeth Christine de Brunswick-Wolfenbüttel

samedi 5 décembre 2020

Un temple dans la jungle...

 

" … une clairière dans la jungle, une vingtaine de paillotes, et un temple antique à-demi ruiné. Au-delà, on ne voit plus que des arbres, des taillis touffus de bambous et de hautes fougères ruisselantes de pluie."
                                                      Extrait de "Tigres et châtiments", Éditions du 38
 
 
 
Photo Nisha Mahesh.

mercredi 2 décembre 2020

lundi 23 novembre 2020

Mouches, grains de beauté et piercings...

Les mouches sont un basique de la coquetterie féminine du XVIIIe siècle, et leur position sur le visage était un code que les hommes savaient parfaitement déchiffrer (voir illustration). La tradition des mouches est très ancienne : les élégantes de la Rome Antique s’en paraient déjà. On peut se demander si cette tradition a vraiment disparu, et pourquoi.

Il est vrai que la modestie et la dépendance servile imposée aux femmes au XIXe siècle ne permettait guère la survie de ces effronteries. Mais il me semble que les fameuses mouches sont timidement réapparues au XXe siècle, sous des formes nouvelles : personne n’a oublié ce grain de beauté sur le visage de Marylin Monroe, qui n’était pas étranger à la fascination qu’elle exerçait sur les hommes. Vu son emplacement, c’était, selon le code du XVIIIe, une "galante" ; ça ne s’invente pas…
Pour ce qui est du XXIe siècle, on peut se demander si les piercings qui fleurissent sur les visages de beaucoup de femmes n’ont pas pris la relève. Encore que j’imagine mal la demoiselle de Rosling, transportée au XXIe siècle, avec des piercings, même si ça pourrait être amusant ; je vais y réfléchir… Ceci-dit, j’ignore si l’emplacement de ces mouches métalliques et post-modernes porte un message particulier. Quelqu’un en sait plus ?
 






samedi 14 novembre 2020

Libations !

"Bien, soupira la comtesse, en ce cas, restons civils… Hans, apporte-nous le vidercome et quelques autres bouteilles !

Le valet revint avec un panier de bouteilles et un hanap d’argent ciselé dont la contenance ne devait guère être inférieure au demi-litre. Magdalena le remplit de vin et le leva vers le lustre..."

 

Cette scène est tirée de mon roman Le voyage de Ziska (Éditions du 38), où l’on voit les convives vider tour à tour un hanap de vin en "portant des santés". Cette réjouissance vineuse était courante dans les dîners de la noblesse allemande du XVIIIe siècle. 

Curieusement, une coutume tout-à-fait semblable existait dans la Rome Antique : la comissatio. Cette distraction prenait place à la toute fin du banquet (et pour cause...) et consistait par exemple à vider chacun à son une coupe de vin cul sec, puis à la passer à son voisin qui faisait de même. Il se peut que les nobles allemands aient été influencés par leur culture classique ! Toujours est-il que dans les deux cas, que ce soit la libation antique ou la scène impliquant mon héroïne Ziska, le résultat était le même : une cuite mémorable…
 
Illustration : la célèbre coupe romaine dite de Lycurge (IVe siècle) conservée au British Museum, en verre dichroïque et argent, changeant de couleur en fonction de la lumière.
 

 

 

jeudi 12 novembre 2020

Confinement et super pouvoirs !

Pendant tout ce mois de novembre, dans le cadre de sa promotion sur les "super-héroïnes", mon éditeur vous propose la version numérique de mon roman Le talisman tibétain pour la modique somme de 2,99 Euros. (À noter que mon héroïne Gopika n’a pas de super pouvoirs, juste un certain pouvoir de séduction.)

Ce confinement vous cloue sur place ? Voici une occasion unique de partir en vacances en Himalaya pour un prix défiant toute concurrence ; aucun supplément pour chambre individuelle, et les conditions sanitaires sont comme à la maison. Bon séjour !

 

s://www.editionsdu38.com/38-rue-du-polar/crimes-en-himalaya/le-talisman-tibétain/ 

 

Sweet Dream – Giovanna Photography

 

dimanche 8 novembre 2020

Sari de mariage...

"Tséring n’avait pas exagéré : elle était vêtue richement, d’un somptueux sari de mariage coupé dans une soie épaisse. Ses cheveux, d’ordinaire réunis en catogan sur sa nuque, flottaient librement sur ses épaules..."

Extrait de Le Talisman tibétain (série Crimes en Himalaya), aux Éditions du 38.

 

Janhvi Kapoor pink Arpita Mehta sari

 

mardi 3 novembre 2020

J'ai accroché des drapeaux de prière...

"J’ai accroché des drapeaux de prière et j’ai récité des milliers de fois le mantra Om Mani Pémé Hum…"

                                        Extrait de Les évadés du Toit du Monde (série Crimes en Himalaya), aux Éditions du 38.

 

 https://www.amazon.fr/%C3%A9vad%C3%A9s-toit-monde-Crimes-Himalaya-ebook/dp/B076PVWNHZ/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1508998503&sr=8-1&keywords=les+%C3%A9vad%C3%A9s+du+toit+du+monde

 

 

Photo Mingma Munmintsho Sherpa, Photography Club of Sikkim.

jeudi 22 octobre 2020

Pantin (suite)

Pantins, suite. (E.F.J. Barbier, Journal d’un bourgeois de Paris sous le règne de Louis XV)

« Ces petites figures représentent Arlequin, Scaramouche, mitron, berger, bergère, etc. et sont peints de toutes les façons. Il y en a eu de peints par de bons peintres, entre-autre par M. Boucher, un des plus fameux de l’Académie, et qui se vendaient cher. » (Barbier indique plus loin que les pantins les plus communs se vendaient 24 sols).

« Il y en avait aussi qui étaient de figures et de postures lascives. Ce sont ces fadaises qui ont occupé et amusé tout Paris, de manière qu’on ne peut aller dans aucune maison sans en trouver pendues à toutes les cheminées. On en fait présent à toutes les femmes et filles (…) toutes les boutiques en sont remplies pour les étrennes. Cette invention n’est pas nouvelle : (…) il y a vingt ans, c’était de même à la mode. » Une mode telle qu’on en a même fait des chansons :

« Que Pantin serait content, s’il avait l’art de vous plaire, etc… »

Le chapitre de barbier sur ce très sérieux sujet se termine par une sombre prédiction : « Comme cela est parvenu à un certain excès, parce que tout le monde en a, petits et grands, cela tombe de même et devient insipide. Il n’en sera plus question. »

Le pantin ci-dessous provient du British Muséum (vers 1775). Le  même, en gif animé, est dû à Pascale Debert (Cf. sont passionnant blog « Couleur XVIIIe » www.histoiresgalantes.)



Acquiescement...

"Elle bougea la tête latéralement, selon cette gymnastique indienne étrange qui exprime l’acquiescement..."

                                Extrait de Tigres et Châtiments, aux Éditions du 38.

 

Le roman se trouve ici :

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vendredi 16 octobre 2020

Pantin

 "Dans le courant de l’année dernière, on a imaginé à Paris des joujoux qu’on appelle pantins". 

                                                Edmond Jean François Barbier, journal 1747.

Le mot pantin est formé sur le mot français pantine, écheveau de soie, terme technique des teinturiers (Bloch et Wartburg, Dictionnaire étymologique de la langue française). Je suppose que l'explication est que les membres du pantin étaient mis en mouvement par des fils de soie.
Edmond Barbier était avocat à Paris ; son journal, qui s’étend de 1718 à 1763, constitue une chronique passionnante des mœurs de la bourgeoisie parisienne au temps du roi Louis XV (on le trouve (en français) en livre de poche, collection 10/18, parution en 1963)
 
 

 

dimanche 11 octobre 2020

Dryades

"À la façon subite dont vous m’êtes apparue, je vous ai d’abord prise pour une dryade chue du haut d’un arbre…"

                                              Extrait de "Le voyage de Ziska", aux Éditions du 38.

Issues de la mythologie grecque, les dryades, divinités des arbres, sont des nymphes très belles, timides et douces. Errant dans les forêts, elles sont l’expression de la puissance végétale. Les hamadryades appartenaient au contraire à un seul arbre, et mouraient si celui-ci était abattu. Les dryades étaient en général aimables avec les voyageurs perdus en forêt, qui souvent en tombaient amoureux. Certaines n’hésitaient cependant pas à les pousser dans un précipice. Certaines Dryades sont célèbres, comme Eurydice, l’épouse d’Orphée, ou Caïssa, la déesse du jeu d’échecs.

Souvent repris en poésie, ces illustrations montrent la persistance du sujet à travers le temps :

-       L’image que l’on s’en faisait à la fin de XVIIIe siècle (Caïssa).

-       Orphée et Eurydice, par Gandolfi Mauro (1764-1834), dernières années du XVIIIe siècle.

-       Une dryade vue par Johann Heinrich Wilhelm Tischbein, vers 1820 (plume, encre brune, lavis sur papier).

-       Une sculpture du bien nommé Jules Desbois (1851-1935).

 





 

dimanche 4 octobre 2020

Une lettre...

 "Comment cette lettre est-elle tombée entre vos mains ? demanda Ziska, méfiante."

                                          Extrait de "Le voyage de Ziska", aux Éditions du 38.

 

                                                 Jean-Honoré Fragonard, la lecture.

mardi 29 septembre 2020

Sadhus...

 "Il était également notoire qu’il y avait parmi eux une certaine proportion d’escrocs, qui profitaient de la crédulité du public en se livrant à des numéros d’illusionnistes…"

                                              Extrait de Tigres et Châtiments, aux Éditions du 38.

 

 


 

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lundi 28 septembre 2020

Dansez, maintenant !

Au XVIIIe siècle, la danse était un art très en vogue. Certaines danseuses avaient acquis une grande renommée, comme Françoise Prévost, grande vedette sous la Régence, la Camargo, ou Marie Sallé (1709-1756), portraiturée par les plus grands peintres (ci-dessous, sur scène, par Nicolas Lancret) ou Quentin de La Tour. Surnommée la Vestale à cause de sa vertu – une rareté à l’opéra à cette époque – Marie Sallé fut la première femme chorégraphe française, bouleversant la routine en dansant sans masque et en vêtements de ville. Critiquées à Paris, ces innovations furent mieux accueillies à Londres, où elle s’exila.

C’est également à Londres que triompha un autre grand nom de la danse française au XVIIIe, Eugénie Parisot, qui débuta en 1789 à l’âge de 14 ans. Après que son père fut guillotiné, elle s’installa à Londres. Mademoiselle Parisot était célèbre pour ses équilibres et sa capacité à lever la jambe bien plus haut que la plupart des danseuses, ce qui fit d’elle un très bon sujet pour les caricaturistes. Ses tenues de scène légères, d’où souvent un sein s’échappait, firent scandale ; en matière de danse contemporaine, la nudité n’est donc pas une innovation récente ! La gravure ci-dessous la représente à Londres, le 17 janvier 1799 (par Charles Turner, d’après une peinture de John James Masquerier).


 




 

mercredi 23 septembre 2020

Ermites et nains de jardin

Au cours du XVIIIe siècle, beaucoup d’aristocrates anglais cédèrent à la mode de faire construire dans les parcs de leurs châteaux, en plus d’autres "folies", des ermitages. Ces constructions, fausses grottes ou simples cahuttes, étaient parfois décorées d’ossements. Afin d’en renforcer l’effet, on décida de payer des pauvres gens, de préférence barbu, déguisés en ermites négligés. Ils y faisaient de la figuration pour les promeneurs, et déambulaient dans les allées avec interdiction de parler. Le concept "d’ermite d’ornement", ou "ermite de jardin", était né. Trouver de bons candidats était compliqué, et beaucoup d’ermites furent licenciés car trop souvent aperçus dans les pubs des alentours. En 1730, la reine Caroline, épouse de George II d’Angleterre, embaucha pour son ermitage de Richmond Park le poète Stephen Duck. Parfois, fatigués des frasques de leurs ermites, certains propriétaires les remplaçaient par des mannequins de cire. Un certain John Hill alla même jusqu’à engager un vrai religieux, le Père Francis. Quand ce dernier mourut, après 14 ans de service, il en fit faire une marionnette, agitée devant les visiteurs par un manipulateur caché derrière qui en même temps récitait des vers. Il faudra attendre la fin de l’ère romantique, vers 1850, pour que l’intérêt pour les ermites de jardin commence à décliner.

Reconnaissons que la mode contemporaine des nains de jardin est beaucoup plus commode.

 


mercredi 16 septembre 2020

Perchés sur cet arbre...

"D’ailleurs, si quelqu’un nous voyait comme ça, perchés sur cet arbre, nus comme des vers, il penserait que nous sommes des indigènes des îles Andaman…"

                                 Extrait de Tigres et Châtiments, aux Éditions du 38.

 

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Indigènes des îles Andaman, gravure d’Alexander Kid, 1792.


dimanche 13 septembre 2020

Lumière du jour et lumière de la chandelle...

 "On dit de certaines femmes qu’elles sont belles à la chandelle mais que le jour gâte tout, dit-il. Toi, c’est l’inverse : tu es très belle à la chandelle, mais tu deviens sublime au jour..."

                                             Extrait de "Le voyage de Ziska", aux Éditions du 38.

 

https://www.amazon.fr/voyage-Ziska-Incursions-temporelles-ebook/dp/B082316PT2/ref=sr_1_1?_encoding=UTF8&keywords=Le+voyage+de+Ziska+Bernard+Grandjean&linkCode=xm2&qid=1574963443&s=books&sr=1-1 

 


                                               Antoine Pesne, scène nocturne, 1718.


vendredi 4 septembre 2020

Leçon de philosophie

 

Quand les enfants du Siècle des Lumières nous donnent une leçon de philosophie :
    "Le coupe-tête
    Bon courage, oubliés les soucis de l’école,
    Sautez, fendez les airs, retombez aussitôt
    De nos ambitions vous êtes le symbole,
    Ils veulent s’élever pour tomber de plus haut"
 
Gravure d’Augustin de Saint-Aubin


jeudi 3 septembre 2020

Un survivant du XVIIIe siècle

Le botaniste suédois Thunberg rapporta à Londres d’un voyage au Japon en 1775-76, quatre plants de Camellia japonica. Celui du château de Pillnitz, offert à la Cour de Dresde vers 1780, est l’un d’eux (les autres furent replantés à Londres et à Hanovre). Il était protégé l’hiver par de la paille et un toit en raphia, puis on lui construisit une serre en bois, chauffée par un poêle, qui faillit brûler en 1905. Comme il faisait moins 20°, l’eau des pompiers gela ; cette gangue de glace sauva le camélia, qui bourgeonna au printemps suivant. Depuis 1992, on a installé une serre de verre qui coulisse sur des rails pour venir protéger l’arbre en hiver. L’informatique y contrôle la t° (entre 4 et 6°), l’hygrométrie, et même l’ombrage ! En été, on déplace la « maison du camélia », et l’arbre reste dehors. Sa hauteur actuelle est de 8,6 m, son diamètre de 11m. Il peut compter jusqu’à 35 000 fleurs (sans odeur, dommage !)

 



 

Alerte enlèvement !

"(…) elle ne fit pas attention à la voiture arrêtée à hauteur de la boutique, ni aux deux hommes campés devant. Elle ne comprit pas ce ...