Ah, les belles infidèles, sujet intemporel…
"Il y a des femmes qui, en faisant des agaceries, n’ont d’autre objet que d’engager un amant ; quelquefois c’est une simple habitude de coquetterie. Il y en a d’autres qui seraient insensibles au plaisir de s’attacher à un homme, si elles ne l’arrachaient à une maîtresse. J’en trouvai une de ce caractère, et malheureusement elle me plut…"
(Extrait des Confessions du Comte de ***, de Charles Duclos, 1741).
Et voici une vision plus maniérée de l’infidélité, trouvée dans le Journal des Dames de janvier 1762:
"Je voyais Ismène infidèle,
Ouvrir son cœur à d’autres feux.
Je la voyais toujours plus belle,
Et j’en étais plus malheureux.
Au sein de la tristesse même
S’exhalaient mes vives douleurs.
De son bandeau le Dieu suprême,
L’Amour, accourut sécher mes pleurs.
Au lieu d’en essuyer mes larmes,
Mets-le sur mes yeux, Dieu charmant,
La cause hélas de mes alarmes
Finit à mon aveuglement."
Illustration : Antoine Vestier (1740-1824), tête de femme couronnée de roses, 1789, Musée des Beaux-Arts de Tours.


%20copie.jpg)




